top of page

Que s’est-il passé ?

Charles Delhez —


ree

Chaque année, l’Église catholique de Belgique présente un rapport, sous un angle d’approche différent. Elle y apparaît étonnamment dynamique et engagée, mais les chiffres de la pratique, eux, sont inexorablement à la baisse. Les communautés vieillissent et, en bien des endroits, deviennent clairsemées. Les jeunes générations ne prennent que rarement le relais. Le christianisme, en effet, est tombé en disgrâce dans nos sociétés pourtant façonnées par lui. Que s’est-il donc passé ?

Les analyses ne manquent pas. Un langage liturgique et théologique de type symbolique en décalage avec une culture scientifique et technique ; une Église trop souvent associée dans l’histoire aux puissants  ; une invariance des rites dans une société qui privilégie la nouveauté ; une insistance sur l’intériorité en contraste avec la culture de la consommation où il faut s’éclater ; une spiritualité de l’obéissance dans une mentalité qui valorise la liberté au risque de tomber dans l’individualisme narcissique du super ego ; une proclamation de la vérité dans un monde où tout semble relatif et où le doute est valorisé par rapport aux certitudes vues comme intransigeantes. Tout ceci sur fond de dépréciation assez généralisée du phénomène religieux, l’islamisme n’aidant pas à redorer le blason. Les religions sont en effet vues comme dogmatiques, moralisantes et culpabilisantes, intolérantes, identitaires, communautaristes, et violentes. En voilà sans doute assez pour ce tableau rapide !

Que répondront les chrétiens pratiquants ? Ils insisteront sur la force révolutionnaire de l’Évangile et la nécessité d’y revenir sans cesse. Mais ces fameuses valeurs chrétiennes, évoquées par les « non-pratiquants » lors de toute demande de sacrements, sont en fait partout présentes. Et pour cause : notre civilisation occidentale en a été pétrie, mais ne cite plus ses sources. Soyons cependant heureux de rencontrer des gens qui, sans lien avec le cénacle chrétien, vivent très généreusement son idéal. Ils sont dans la mouvance de ce Jésus sans pour autant être du groupe de ses intimes.

Aujourd’hui, la première urgence pour les croyants ne serait-elle pas, tout simplement, d’être présents à notre société, dans différents groupes – les mouvements de jeunesse, les associations caritatives, écologiques ou alternatives, spirituelles aussi ? Et là, d’humaniser tout ce qui leur est possible d’humaniser, au coude à coude avec les personnes de bonne volonté, sans monopole ni prosélytisme. Accompagner, quand on le leur demande, les célébrations des grands moments de la vie n’est-il pas aussi une belle occasion de témoigner de ce qui nous fait vivre ? Être attentif aux personnes en peine et aux marginalisés de notre société est également prioritaire. N’est-ce pas ce à quoi invite Dilexi te du pape Léon ?

Et pour se ressourcer ? Une encyclopédie sur l’origine du christianisme, Après Jésus. L’invention du christianisme (2020), nous apprend que durant les premiers siècles, les célébrations chrétiennes étaient toujours vécues en très petits groupes. Sommes-nous membre de l’un ou l’autre de ces groupes de couples, de familles ou des personnes se réunissent régulièrement, pour qui l’Évangile est la référence première ? Ces groupes entretiennent la flamme. Il s’agit en effet de retrouver la radicalité de l’Évangile, d’y croire et de la vivre ! Le reste appartient à Dieu.


Commentaires


CONTACT

ACCUEIL

NEWSLETTER

Permanence au presbytère

les mardis et vendredis
de 10h à 12h

Inscrivez-vous ici

à la Newsletter hebdomadaire

de la paroisse 

Rue de l'Invasion 121

1340 Ottignies

010/45.03.72

paroisseblocry@yahoo.fr

bottom of page