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Homélie de l'Assomption

  • Michel
  • 15 août
  • 3 min de lecture
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Huguette Dardenne —

En préparant cette homélie, j’ai d’abord été étonnée qu’en ce jour de l’assomption où l’on fête l’entrée glorieuse de Marie au ciel, l’évangile qui nous est proposé est celui de la Visitation : une scène tout à fait concrète, profondément humaine et je dirais même féminine et qui n’a rien à voir avec le ciel...

Mais à y regarder de plus près, ce n’est peut-être pas si étonnant que cela :  Marie et Elizabeth, au fond,  nous montrent le chemin pour aller vers Jésus et donc une manière de vivre le royaume dès-ici-bas, dans l’ordinaire et le quotidien de nos vies et sans attendre l’au-delà. En fait nous ne fêtons pas uniquement l’arrivée de Marie au ciel, mais aussi son chemin de foi sur la terre.

Tant Marie qu’Elizabeth sont toutes les deux confrontées à un événement certes heureux puisqu’il s’agit de la naissance d’un enfant … mais totalement imprévisible et difficilement compréhensible : en effet, Marie ne connaissait pas d’homme et Elizabeth, on la disait stérile.

Voyons comment elles vont réagir face à cet inattendu et j’y vois trois points importants :

-       En premier lieu, Marie et Elizabeth écoutent la Parole et y consentent ;

-       Ensuite, Marie se met en route ;

-       Et enfin, toutes deux rendent grâce.

Premier point : Marie et Elizabeth sont réceptives à l’Esprit-Saint, elles écoutent avec leur cœur la Parole qui leur est dite de la part de Dieu, elles l’accueillent avec foi et confiance comme un don.

Et nous, est-ce aussi notre cas ? sommes-nous attentifs à la Parole murmurée au fond de notre cœur ou proclamée en assemblée, prenons-nous le temps de la goûter, de nous en imprégner pour en vivre ou au contraire, la Parole entre-t-elle d’un côté et sort-elle de l’autre ?

J’en reviens à la scène de l’évangile pour aborder le second point qui me frappe : Inspirée par l’Esprit, Marie se met en route avec Jésus en elle et se déplace avec empressement (j’ai lu qu’elle avait parcouru 150 kms à pied sur des chemins escarpés) pour aller annoncer la nouvelle à Elizabeth et se mettre à son service.

Et nous frères et sœurs, croyons-nous que Jésus habite en nous et sommes-nous pressés d’en témoigner et de l’annoncer autour de nous ? Accueillons-nous l’élan que Dieu nous donne pour nous mettre en route, pour créer du neuf et donner corps à une fécondité qui vient d’ailleurs ?  

Troisième point :  dès la salutation de Marie, Elizabeth accueille le tressaillement de Jean-Baptiste en elle et proclame avec force : heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ! et elle prononce des paroles de bénédiction à l’égard de Marie et à l’égard de Jésus. (Paroles que nous reprenons d’ailleurs lorsque nous disons le « je vous salue Marie »).

Elizabeth est donc complètement dans la joie de ce que vit Marie, elle croit en elle, elle l’encourage et la confirme en quelque sorte dans sa mission de mère du Sauveur.

Demandons-nous si nous aussi, nous avons à cœur de dire et de souha

iter du bien à autrui, si nous pouvons être dans la joie de qu’il vit ?  Vivons-nous nos relations dans la confiance, la joie de partager et la réciprocité ?

La joie se communique entre ces deux femmes simples, humbles, totalement décentrées d’elles-mêmes pour exploser dans le magnificat de Marie. Dans ce magnificat, Marie chante sa joie et rend grâce pour toutes les merveilles que Dieu a faites.

Elle rend d’abord grâce pour elle-même tout en se présentant comme l’humble servante qui vient de recevoir la grâce des grâces : Dieu fait homme en elle. Elle annonce ensuite que Dieu étend cette grâce à tous les pauvres, les humbles, les affamés.  Cela vient assurément bouleverser notre logique humaine, nous qui sommes souvent tentés par la richesse, la puissance, la gloire.

Enfin, Marie rend grâce pour le passé le plus lointain en se souvenant des promesses faites par Dieu à son peuple en la personne d’Abraham, mais elle l’étend en même temps à l’avenir puisqu’elle vise aussi les descendants d’Abraham, c’est- à- dire nous.

Pour terminer, frères et sœurs, je vous invite à louer Dieu joyeusement pour toutes les merveilles qu’Il a faites depuis toujours et qu’Il continue à faire aujourd’hui encore. En ce jour de l’assomption, louons- Le tout particulièrement d’avoir voulu s’incarner et de l’avoir fait grâce au oui d’une femme toute simple. Cultivons la présence de Marie en nous et prenons-la comme guide.


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