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Anne-Dauphine Julliand à Blocry

  • 26 févr.
  • 3 min de lecture

Charles Delhez sj —

 


Qui n’a pas entendu parler de Deux petits pas sur le sable mouillé, d’Anne-Dauphine Julliand, cette maman désenfantée ? Ce récit douloureux et plein d’espérance accompagne la longue maladie et le décès de Thaïs, peu avant ses 4 ans. Elle était atteinte d’une maladie génétique et orpheline, dégénérative de surcroît.

Ce livre est un hymne à la vie et à l’amour, non pas une longue plainte. Certes, les yeux se mouillent parfois en lisant ces pages, mais une étrange émotion nous envahit : l’être humain, dans sa capacité de traverser la souffrance avec amour, peut être si grand.

Hélas, Azylis, la sœur qui suit, décédera , à l’âge de 10 ans, de la même maladie. À la veille de ses 20 ans, Gaspard, son aîné, renoncera à la vie. Seul Arthur est toujours là. « Dorénavant, il faudra demander au boucher un petit rôti pour trois personnes, et non plus pour six », commente-t-elle avec tristesse. C’est à ce petit quatrième qu’est dédicacé le dernier livre d’Anne-Dauphine : Ajouter de la vie aux jours, aux éditions Les Arènes[1], titre inspiré du cancérologue Jean Bernard : Ajouter de la vie au jour lorsqu’on ne peut ajouter des jours à la vie. Et ce, chaque jour : toutes les journées d’Anne-Dauphine commencent par un « Allez, on y va ! », répété parfois deux, voire trois fois. Et d’ajouter : « Rien que pour aujourd’hui. »

J’ai déjà parlé de cet ouvrage sur RCF. L’occasion m’est donnée d’y revenir car l’auteure sera l’invitée de ma paroisse de Blocry pour le présenter. De courts chapitres d’une à quatre pages, évoquant différentes anecdotes, rythment cet écrit sorti droit du cœur, ce lieu plus profond que la raison. À chaque fois, la vie réussit à faire signe. Des personnes peuvent tendre une main pour nous aider à nous relever, une épaule pour nous appuyer, mais sans pouvoir porter la souffrance à notre place. Anne-Dauphine a appris d’expérience que « la consolation ne chasse pas la souffrance, elle apporte la paix. Celle qui permet de vivre sa peine sans peur. » Mais aussi que « nul n'est consolé de savoir qu'autrui vit une situation plus difficile encore ».

Un jour, un homme toujours marqué par le décès de sa fille Lucie lui a envoyé ce message : « Aujourd’hui cela fait 12 ans qu’elle nous a quittés. Le plus dur, c’est que plus personne ne prononce son nom. Elle est tombée dans l’oubli. » Peut-être notre auteure donne-t-elle ses conférences pour prononcer le nom de ses trois enfants partis trop tôt, mais aussi, sans doute, celui d’Arthur, le petit quatrième, et de Loïc, son mari. Car la vie continue. Au dos du livre, on peut lire : « Il n’y a rien à écrire. Et pourtant, j’écris. Parce que je suis en vie. Pour ceux qui sont en vie. J’écris, au nom de tous les miens. Ceux Là-Haut et ceux ici-bas. J’écris le lien. J’écris ce qui nous maintient. J’ai écrit la vie. »

Pour avoir vécu plusieurs soirées avec Anne-Dauphine, je peux affirmer qu’à chaque fois, c’est plus qu’une conférence, c’est un événement. Quelque chose se passe. Si vous voulez ne pas manquer cette rencontre, inscrivez-vous à la paroisse de Blocry par courrier électronique : paroisseblocry@yahoo.fr. L’inscription est indispensable pour que nous puissions bien vous accueillir au 1 rue Haute, à Ottignies-Louvain-la-Neuve, le lundi 23 mars, à 20h00. À bientôt peut-être !


[1] Anne-Dauphine Julliand, Ajouter de la vie aux jours, Les Arènes 2024




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