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Homélie de l’Épiphanie 2024


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


Les mages sont en route, ils sont en quête spirituelle. Ils peuvent lire les signes dans le ciel et suivent une étoile. Il s’agit d’un phénomène naturel, mais ils y décèlent qu’il y a là quelqu’un là derrière.

Quelle est mon étoile ? Pour Paul de Tarse ce fut le chemin de Damas. Essayons de retrouver notre étoile. Éric-Emmanuel Schmitt prétend que tout le monde a des signes de Dieu, mais il faut se mettre en route et éviter de s’endormir en chemin.

Les mages s’engagent et quand ils sont perdus, ils vont chez Hérode. Là, les scribes donnent une réponse en se référant au prophète Michée « et toi Bethléem, terre de Juda…. » La réponse est dans la Bible. A ce propos, fréquentons-nous l’Écriture ? Cet immense récit qui dans un langage symbolique peut donner sens à notre existence. Toute société a besoin de récits comme l’illustre Frédéric Lenoir dans l’Odyssée du sacré. 

Comme chrétiens, nous avons un récit qui commence à la création, où Dieu vit que tout était bon, et va jusqu’à l’Apocalypse où la Jérusalem descend du ciel d’auprès de Dieu.

Les mages ont vu une étoile et maintenant ils contemplent un enfant. Que déposons-nous au pied de cet enfant : notre soif de pouvoir, l’or, notre tentation de nous prendre pour Dieu, l’encens, la myrrhe qui nous rappelle la mort au bout du chemin mais aussi dans cette mort quotidienne à nous-mêmes que sont les gestes d’amour au quotidien. C’est lui, Jésus, notre roi, notre Dieu, celui qui a fait de la mort un chemin de vie.

Je reviens à Éric-Emmanuel Schmitt. Comme les mages, il venait de l’athéisme et durant sa Nuit de feu il a découvert la puissance de Dieu au désert, c’est plus récemment dans le Défi de Jérusalem qu’il a ressenti et senti l’amour de Jésus au saint Sépulcre. « Or il me semble évident aujourd’hui que l’esprit avance avec les pieds. Marcher, a suscité le renouvellement de ma vie spirituelle. Si je n’avais pas traversé le Sahara, je n’aurais jamais reçu la foi. Si je n’avais pas gagné Jérusalem, je n’aurais jamais perçu Jésus comme personne et comme Dieu. » p. 210

Au cours de cette Eucharistie, nous allons « ingérer » l’hostie comme dit Schmitt. Dieu se voile et se dévoile. Je m’abandonne en lui.

                                                                                              Le scribe Philippe DG


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