Homélie du dimanche 27 février 2022



Un aveugle peut-il conduire un autre aveugle ? Un arbre pourri peut-il donner encore du fruit en arrière-saison ? C’est du bon sens.

L’évangile nous invite à un bon sens à le puiser dans le cœur de Dieu

La Foi est une écoute de notre intériorité « Ce que dit la bouche c’est le débordement du cœur » être croyant c’est croire que cette sagesse nous est murmurée de l’intérieur de nous-mêmes et nous invite à aller plus loin, de ne pas nous contenter de l’air du temps.

3 questions :

1) Un aveugle peut-il conduire un autre aveugle ?

Ne sommes- nous pas tenté de faire la leçon aux autres alors que nous-mêmes nous sommes aveugles sur notre propre vie ?

Soyons attentifs au murmure de Dieu dans nos cœurs, prenons du temps.

2) Tu as une poutre dans ton œil et tu es occupé à voir la paille dans l’œil du voisin ;

C’est important de s’occuper avec bienveillance et délicatesse de la paille du voisin, mais avant il faut enlever la poutre qui est dans son œil. Si nous prenons conscience que nous avons pris le temps d’enlever la poutre de notre œil, nous pourrons nous occuper des autres avec plus d’humilité et de modestie.

Le danger dans le mariage, c’est de vouloir changer l’autre. On n’y arrive pas et on dépense une énergie qui nous permettrait de nous changer nous-mêmes. Si je me change moi-même, je donnerai à l’autre l’envie de changer.

3) Le bon arbre qui porte du bon fruit

L’histoire du bon arbre qui porte du bon fruit ce n’est pas une clef pour juger les autres, c’est une question pour veiller à ce que je sois un bon arbre. Si tu veux porter du fruit, cultive ton arbre.

L’histoire de l’ivraie et du bon grain nous invite à garder l’espérance face aux autres et être capables de voir ce qu’il y a de bon quand le mauvais me saute aux yeux et à cultiver la patience.

Sois le bon arbre cultive le bon grain qui est en toi et ne sois pas impatient.

Cette sagesse est la sagesse du bon sens. Nous n’avons pas comme Chrétien le monopole de la sagesse. L’Islam a une sagesse de l’accueil et de l’hospitalité que nous avons perdue. La sagesse est le bien de tous les peuples.

Quelle serait la spécificité de la sagesse chrétienne ?

Un peu de folie en plus. C’est ce que nous célébrons à chaque Eucharistie. Jésus était un sage, mais il était assez fou pour perdre sa vie sur une croix. La sagesse suprême c’est l’amour et l’amour peut nous faire faire des folies ( pour le meilleur, mais hélas pour le pire aussi : soyons vigilants)


Saint Paul nous dit que dans les valeurs qui nous font vivre, nous devons oser croire qu’il y a déjà quelque chose d’éternel, que le royaume de Dieu est déjà commencé. Ne travaillons pas pour le néant, mais pour une plénitude que nous devinons à l’horizon de nos existences.

Nous osons croire que tout ce que nous cultivons est promis à l’éternité.

Résumé de l’homélie sur base des notes prises par Martine della Faille