Homélie du dimanche 12 décembre 2021




Jean-Baptiste n’est pas un petit supplément sympathique à l’évangile, c’est déjà la bonne nouvelle annoncée. Que fera Jésus ? Annoncer la bonne nouvelle. Que feront les apôtres à sa suite ? Annoncer la bonne nouvelle !

Jean-Baptiste annonce déjà l’évangile et on reconnaît qu’il est dans la ligne de Jésus à son message qui est très exigeant.


Message exigeant, mais source de joie

Que celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas, que celui qui a à manger fasse de même !

Une exigence qui est source de joie et il n’y a pas de joie sans conversion.

La joie - qu’il ne faut pas confondre avec l’hilarité et le fait de rire de tout et de n’importe quoi - peut se traduire de 36 façons et notamment par un sourire.

« Moi, je vous baptise dans l’eau », dit Jean-Baptiste, « mais Lui vous baptisera dans le feu », le feu de l’Esprit Saint qui donne la force de Dieu : au début, c’est une étincelle, mais l’étincelle peut devenir un feu qui embrase.

Ce feu est l’image de la Pentecôte et la même question est d’ailleurs posée à Jean Baptiste et aux apôtres : Que devons-nous faire ?

Faites-vous baptiser et rejoignez la communauté, dira St Pierre, c’est-à-dire la communauté qui tente de vivre autrement dans le monde d’aujourd’hui.


Nécessaire conversion : que puis-je faire ?

Nous avons tous besoin de nous convertir et nous savons qu’il y a quelque chose à changer dans notre monde d’aujourd’hui: nous avons tous trop et allons dans le sens de l’accumulation, nous faisons partie d’un système dont la logique est une croissance aveugle pour faire tourner la machine

Il est important que je me pose la question de ce que je peux faire, même si beaucoup de choses ne dépendent pas de moi. Plutôt que de me concentrer sur la zone de mes préoccupations, il faut me concentrer sur la zone de mes influences, là où je peux agir, et ce, sans culpabiliser. Ainsi, chacun sa petite étincelle et cela deviendra embrasement.

La conversion, c’est changer de cap : est-ce que je vais continuer dans la logique de la surconsommation ou bien vais-je essayer d’aller vers la sobriété heureuse ?


La modération joyeuse

Si nous divisions nos kms, nos vêtements, nos achats par deux, une grande partie du réchauffement climatique serait déjà résolue.

Osons le pas, non pas dans la culpabilité, mais dans la joie car Dieu veut notre joie et nous sommes nés pour la joie.

Que le Christ et son évangile soient source de joie pour nous et pas simplement un petit plus !


Résumé de l’homélie du Père Charles sur base des notes prises par Huguette Dardenne