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Homélie du dimanche 5 mars

DIEU N’A PLUS RIEN A RÉVÉLER


Celui qui de nos jours voudrait interroger Dieu et en obtenir une vision ou une révélation non seulement commettrait une sottise, mais ferait à Dieu une grave injure parce qu’en le faisant, il détournerait ses yeux du Christ, pour chercher quelque chose d’autre et de nouveau. Dieu pourrait lui dire : Je t’ai dit toutes choses par ma Parole, qui est mon Fils, et je n’ai plus rien à te dire ni à te révéler. Fixe les yeux sur lui seul, car en lui j’ai tout renfermé, tout dit, tout révélé. Tu trouveras en lui plus que tu ne saurais désirer ni demander ; tu demandes une parole, une révélation, une vision partielle : si tu attaches les yeux sur lui, tu trouveras tout en lui. Je vous ai tout dit, tout répondu, tout manifesté, tout révélé en vous le donnant pour frère, pour maître, pour compagnon, pour rançon, pour récompense. Depuis le jour où je suis descendu sur lui avec mon Esprit sur le mont Thabor, en disant : « Celui‑ci est mon fils bien‑aimé, en qui j’ai mis toutes mes complaisances, écoutez‑le », j’ai mis fin à tout autre enseignement, toute autre réponse. Je les lui ai confiés ; écoutez‑le, car je n’ai plus rien à révéler, plus rien à manifester. Si autrefois je parlais, c’était pour promettre le Christ ; si l’on m’interrogeait, ces interrogations regardaient la demande et l’espérance du Christ, dans lequel vous deviez trouver tout bien. Saint Jean de la Croix, La Montée du Carmel, livre Il, ch. 20, trad. J. Lebreton, in Tu solus sanctus, Paris, Beauchesne, 1948, p. 99‑100.








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