Homélie du dimanche 17 octobre 2021





L’histoire ne le dit pas, mais il est possible que Jacques et Jean se soient encore disputés pour savoir qui serait à droite ou à gauche. Mieux vaut en sourire…

La soif de pouvoir est inscrite en nous.

« Donner sa vie en rançon pour la multitude » nous dit Jésus. La rançon est le prix que l’on donne pour libérer un esclave. Mais ici la question est de donner sa vie jusqu’au bout, pour que la vie triomphe. Dans la première lecture le prophète Isaïe est en exil et encore aujourd’hui les prophètes, les militants pour le climat font ricaner certains. La mission du prophète est de donner sa vie et ceci donne sens à sa vie. Paul, lui déclare qu’il endure les souffrances pour compléter celles de Jésus.

Le rapport Sauvé sur le abus pédocriminels de prêtres en France est horrible. Mais il convient de considérer surtout la souffrance des victimes bien plus que de se soucier de l’institution Église. Tristesse cependant de voir le Corps de Jésus que nous sommes souillé par les actes odieux de certains. Il s’agit d’être solidaires avec le peuple de Dieu offensé comme en exil du temps d’Isaïe. Notre Corps qu’est l’Église est malade mais nous devons garder l’espérance.

L’évangile d’aujourd’hui suit la troisième annonce de la Passion de Jésus. Et la réaction de deux disciples est de savoir s’ils auront une bonne place, ils n’ont rien compris. La semaine prochaine nous aurons l’évangile de Bartimée, l’aveugle au bord du chemin qui se met aussitôt à suivre Jésus. Demandons à Jésus de nous dire comment le suivre et vivre les valeurs chrétiennes qui sont un renversement de la logique mondaine de régner. Du légiste qui ose dire qu’il a accompli toutes les valeurs chrétiennes avant la lettre, Jésus lui dit qu’il n’est pas loin du Royaume de cieux. Nous n’avons pas le monopole de la pratique es valeurs chrétiennes.

Servir est-elle source de joie ? oh oui, mais est aussi douloureuse. Il faut choisir et de s’arracher à soi-même, comme si c’était un sparadrap difficile à arracher et il faut s’y mettre d’un coup sec pour en être quitte. Le service est de s’arracher à soi-même. Notre capacité de servir se vérifie dans notre capacité d’accueillir l’imprévu, nous décentrer de nous-même.

Il y a deux jours importants dans la semaine sainte. Le vendredi Jésus s’offre en rançon sur la Croix. Et ensuite le jour de Pâques. Nous restons trop souvent calés au samedi saint et nous ne pouvons découvrir la joie qui va éclater par la résurrection de Jésus. Essayons de vivre le samedi saint dans l’espérance de Pâques.


Notes prises par Philippe De Groote lors de l'homélie du Père Charles