Homélie du dimanche 12 septembre 2021

24e dimanche du Temps Ordinaire – Année B




St-Jacques attire notre attention sur les « œuvres » : si tu te dis croyant, il t’appartient de t’engager au coude à coude avec ceux qui ne partagent pas ta foi pour changer le monde dans ce qu’il a d’inhumain.

Dans l’évangile, les gens ont chacun leur avis sur Jésus : pour les uns, c’est Jean-Baptiste, pour d’autres, un prophète…

Aujourd’hui, dans nos contrées, les gens connaissent encore Jésus, mais beaucoup ont abandonné la foi ; certains restent toutefois engagés pour que le monde soit plus beau. Même s’ils disent ne pas avoir la fibre spirituelle, ils vont ainsi dans le sens de Jésus.

Notre spécificité en tant que chrétiens

Nous chrétiens, nous sentons qu’il ne suffit pas de nous engager et qu’il y a un cœur battant au cœur du monde : c’est Jésus.

Nous sommes « le petit reste » de chrétiens et ce qui fait notre plus, c’est notre lien au Christ et notre communion avec Lui. Comme un jardinier cultive son jardin avec amour, cultivons notre relation au Christ afin de Le découvrir pas à pas et Le voir grandir en nous.

Dans la mouvance du Christ : tension et souffrance inéluctable

Le Christ est venu non pas pour lui-même, mais pour son Royaume. Son rêve, c’est un monde plus juste et plus beau.

Si nous nous mettons dans sa mouvance et que nous luttons pour un monde plus juste, nous en souffrirons nécessairement car ce monde de justice, il a ses ennemis, parfois nous-mêmes, d’ailleurs.

Toute communauté chrétienne vivra comme une tension entre son engagement dans le monde et la célébration du Christ dans l’eucharistie, les deux étant nécessaires.

Jésus, lui aussi, a connu cette tension : après avoir rencontré le succès des foules, Il va vers la Passion et la vivra pleinement… Il est bien le Messie, le roi mais à la manière de Dieu et pas à la manière des hommes.

Vivre à la manière de Dieu et non des hommes… : qu’est que cela veut dire ? Peut-être, pouvons méditer à ce sujet durant cette semaine…


Notes prises par Huguette Dardenne lors de l'homélie du Père Charles